Glace Italienne ou Gelato ? Pourquoi c’est totalement différent !

Aurélie savourant un gelato artisanal lors de la passeggiata du soir en Italie.

Depuis que je suis enfant, la “glace italienne” a toujours été synonyme de vacances et de soleil. On se rappelle tous ces moments où l’on guettait les machines à levier pour obtenir cette spirale parfaite, légère et mousseuse. Pourtant, en visitant l’Italie par le passé, j’ai vite compris que tout ce que je pensais savoir sur cette gourmandise était un malentendu.

Ce que nous appelons “glace italienne” en France est en réalité quasiment introuvable de l’autre côté des Alpes ! Et c’est aujourd’hui une certitude : en vivant ici au quotidien, je peux vous confirmer que le fossé entre nos souvenirs d’enfance et la réalité artisanale italienne est immense.

Ce que l'on appelle "glace à l'italienne"

Glace italienne vanille-fraise que l'on peut trouver en France et qui est très appréciée par les Français

Quand on vous dit “glace italienne”, vous pensez probablement à celle que l’on voit en France ou dans d’autres pays. La fameuse glace vanille-fraise est une gourmandise que j’aimais énormément manger quand j’étais enfant. C’était le rituel des vacances, cette texture très aérienne et fraîche.

Je ne sais pas vous, mais moi, la première fois que je suis venue en Italie, ça a été la déception… Je ne comprenais pas pourquoi l’on me donnait une glace dans un petit pot et sans forme particulière. Moi qui cherchais désespérément cette fameuse spirale de mon enfance, j’ai dû me rendre à l’évidence : si vous la cherchez en Italie, vous ne la trouverez pas. Si jamais vous tombez dessus, écrivez-moi ! 😉

Le passage au gelato artigianale

Cette première impression déroutante est passée assez vite. Finalement, en vivant ici, on comprend que ce que l’on perd en “forme” et en volume, on le gagne en qualité de saveur. Je me suis adaptée naturellement à ce que les Italiens appellent le gelato artigianale.

Ce qui a fait la différence pour moi, c’est avant tout cette densité. Contrairement à la glace à la machine qui est très aérée, le gelato est plus consistant, on sent vraiment la matière. Quand vous choisissez un parfum, vous n’avez pas seulement une couleur, vous retrouvez le goût du produit. C’est cette intensité, sans artifice, qui m’a convaincue : aujourd’hui, il me serait difficile de revenir en arrière. Mon palais s’est simplement habitué à cette richesse de goût que l’on trouve dans la fabrication artisanale (comme chez ces quelques glaciers du Monferrato que j’adore).

Petit pot ou cornet : le guide pratique pour votre dégustation

Une fois que l’on accepte d’oublier la spirale vanille-fraise, il faut se familiariser avec les habitudes locales. En Italie, vous aurez principalement deux choix pour emporter votre glace.

Le petit pot, ou "la coppetta"

Gros plan sur une petite coupe de glace italienne appelée coppetta avec deux parfums onctueux.

Le mot vient de coppa (la coupe), auquel on ajoute le suffixe -etta pour désigner cette “petite coupe”. C’est elle qui m’avait déçue au début ! On vous demandera si vous la désirez da un gusto, da due, da tre gusti… selon le nombre de parfums que vous souhaitez (il existe même parfois la coppetta maxi !).

Certains glaciers rempliront le pot de manière très simple, tandis que d’autres s’appliqueront à lui donner une forme plus travaillée.

 

L’info locale :

Sachez qu’en Italie, la coppetta est avant tout un produit da passeggio (pour la promenade). En théorie, elle n’est pas destinée à être consommée assis à une table. Pour s’installer en terrasse et profiter du confort du service, l’usage veut que l’on commande une véritable coupe de glace en verre. C’est un détail, mais cela vous évitera de vous faire gentiment rappeler à l’ordre !

Le cornet, ou "il cono"

Cornet de glace italienne artisanale avec panna tenu en main à Casale Monferrato

Si vous préférez le biscuit, demandez un cono. Pour les personnes intolérantes ou allergiques, de nombreux établissements proposent désormais le cono senza glutine (sans gluten). Là encore, ne soyez pas surpris si le dressage n’est pas toujours “parfait” visuellement. Pour ma part, tant que l’onctuosité est là — et elle l’est presque toujours — le contrat est rempli !

Enfin, pour les plus gourmands (oui, j’assume !), vous pouvez éventuellement ajouter de la panna montata (crème fouettée). C’est un pur délice, même si en période de forte canicule, certains établissements évitent d’en préparer pour des raisons de conservation.

Le goût du vrai, tout simplement

Même si je garde un tendre souvenir pour les glaces vanille-fraise de mon enfance, le savoir-faire italien fait désormais partie de mon paysage. Passer de la nostalgie de la spirale à la réalité du gelato est l’une de mes découvertes culinaires les plus marquantes ici. On s’habitue très vite à privilégier l’onctuosité et le goût du fruit plutôt que le simple aspect visuel. C’est ce plaisir sans chichis que je savoure aujourd’hui à chaque coin de rue.

 

Bien sûr, tout est une question de préférence et je respecte les goûts de chacun ! Il en faut pour tout le monde : certains resteront fidèles à la légèreté de la glace à la machine, tandis que d’autres, comme moi, se laisseront séduire par la densité du gelato artisanal. L’essentiel, après tout, c’est le plaisir que l’on prend à déguster sa glace sous le soleil.

Pour revoir ma vidéo sur les glaces dans laquelle j’indique un grand nombre de parfums, je vous invite à consulter le lien suivant : Les glaces en Italie. Il y en a pour tous les goûts !

Et vous alors, c’était quand votre première glace italienne ? Racontez-moi votre expérience en commentaire ! 😉

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