Conduire en Italie est souvent synonyme de liberté et de paysages à couper le souffle, mais on entend aussi beaucoup de choses sur le tempérament des conducteurs locaux. Je l’avoue, à mon arrivée en Italie, il a fallu que je m’habitue ! Entre la réputation des conducteurs transalpins et l’appréhension de découvrir de nouvelles routes, on peut vite se sentir stressé au volant.
Pourtant, nous sommes en Europe et les éléments du code de la route italien sont très similaires aux nôtres. Si vous avez déjà franchi la frontière, vous vous en êtes probablement aperçus ! Pour vous aider à préparer votre voyage, j’ai repris certains aspects évoqués avec mes proches et des questions que vous aimeriez peut-être approfondir. Voici mes conseils de locale pour conduire en Italie en toute sérénité et profiter pleinement de votre road trip.
Les carrefours et ronds-points : les règles pour conduire en Italie
En France, nous faisons souvent la distinction entre “rond-point” et “carrefour à sens giratoire”. En Italie, vous rencontrerez principalement trois configurations :
Le carrefour à sens giratoire européen (Le plus répandu) : C’est le système que nous connaissons. On cède le passage à ceux qui sont déjà dans l’anneau.
Le rond-point italien “classique” (Plus rare) : Ici, c’est la priorité à droite qui s’applique ! Celui qui entre dans l’anneau est prioritaire. Soyez très attentifs à l’absence de panneaux “Cédez le passage”.
Le carrefour avec voies définies : Souvent, des flèches au sol vous obligent à choisir votre voie (droite pour aller à droite ou tout droit, gauche pour prendre une sortie de gauche) avant même d’entrer dans l’intersection.
Mon conseil de locale : Sachez que les ronds-points modernes sont arrivés tardivement en Italie, alors : Observez, avertissez et avancez !
Signalisation : ne vous trompez pas de couleur !
C’est l’erreur classique des premiers jours. En Italie, les couleurs des panneaux sont l’inverse de la France :
Panneaux Verts : Ils indiquent l’autoroute (Autostrada).
Panneaux Bleus : Ils indiquent les routes nationales ou les directions vers les grandes villes.
Au début de mon expatriation, c’était assez déstabilisant. Il me fallait toujours une seconde de réflexion pour ne pas rater l’entrée de l’autoroute !
Le mystère du panneau NEBBIA
C’est une remarque que j’entends souvent de la part de mes proches lorsqu’ils empruntent l’autoroute en Italie : « Tiens, on a vu le panneau des 50 km/h en cas de neige ! ».
Détrompez-vous ! Sur ce panneau, il est écrit NEBBIA, ce qui signifie « brouillard » et non neige (neve). La plaine du Pô est particulièrement sujette à des bancs de brouillard très denses, surtout en hiver. Ce panneau est là pour vous rappeler qu’en cas de visibilité réduite, la vitesse est limitée à 50 km/h pour votre sécurité. Qu’il s’agisse de neige ou de brouillard, la prudence reste bien sûr de mise sur les routes italiennes !
La conduite italienne : ce qui change vraiment au quotidien
En ville : de la patience d’Asti à la réactivité de Turin
Le comportement au volant change radicalement selon la taille de la ville. Habitant près d’Asti, une ville à taille humaine, je trouve la conduite plutôt paisible. En revanche, dans de plus grandes métropoles comme Turin, il faut être beaucoup plus réactif !
Le test du feu rouge : Ne prenez pas trop votre temps lorsqu’il passe au vert. Dans certaines grandes villes, vous pourriez vous faire klaxonner instantanément. Dès que le feu change, il faut s’activer ! J’ai même rencontré des automobilistes qui grillaient les feux rouges sans trop de complexes. Soyez donc toujours sur vos gardes.
Le Stop à l’intersection : Attention, même si vous voyez un panneau Stop sur votre droite, ne comptez pas toujours sur un arrêt net du conducteur. Certains ont tendance à le confondre avec un « cédez le passage »… Restez concentrés et anticipez le fait que la voiture pourrait s’engager sans marquer l’arrêt total.
Sur l’autoroute : la vigilance face aux poids lourds
Une fois sur les grands axes, les règles changent. Si les panneaux d’autoroute à fond vert sont votre premier repère, votre attention doit aussi se porter sur les autres usagers, et particulièrement les poids lourds.
Il n’est pas rare de croiser des camions qui déboîtent pour doubler, voire des poids lourds qui se doublent entre eux sur plusieurs kilomètres. Ces manœuvres peuvent surprendre et ralentir brusquement la circulation. La prudence est donc de mise : gardez vos distances de sécurité et surveillez régulièrement vos rétroviseurs pour anticiper ces dépassements imposants.
Conduire en Italie : attention aux ZTL et au stationnement
C’est sans doute le point le plus important pour préserver votre budget vacances. En Italie, deux spécificités peuvent vite transformer votre séjour en collection de contraventions.
1. Le piège des ZTL (Zona a Traffico Limitato)
Les centres historiques italiens sont protégés par des zones à trafic limité. Voici ce qu’il faut retenir pour ne pas se faire piéger :
Le panneau : Un cercle rouge sur fond blanc. S’il y a écrit « Attiva », la zone est interdite.
La surveillance : Des caméras automatiques scannent chaque plaque d’immatriculation à l’entrée.
L’amende : Elle est salée et arrive souvent plusieurs mois après votre retour.
L’exception : Seuls les résidents ou les clients d’hôtels situés dans la zone (après enregistrement de la plaque par l’hôtelier) peuvent entrer.
2. Comprendre le code couleur du stationnement
Pour savoir si vous avez le droit de vous garer, regardez simplement la couleur des lignes peintes au sol :
Lignes Blanches : Stationnement gratuit. Vérifiez tout de même s’il faut mettre le disque horaire (disco orario).
Lignes Bleues : Stationnement payant. Il y a toujours un horodateur à proximité ou une application à utiliser.
Lignes Jaunes : Stationnement interdit. Ces places sont strictement réservées (handicapés, livraisons ou résidents).
Profiter de la Dolce Vita en toute sécurité
Une fois ces quelques règles techniques en tête — entre panneaux Nebbia, zones ZTL et lignes de stationnement — vous êtes paré(e) pour l’aventure !
Bon, vous l’aurez compris, mon but n’est pas de trouver des défauts à nos « cousins » italiens — je connais d’ailleurs beaucoup d’Italiens qui ont une conduite irréprochable ! Mais pour conduire en Italie l’esprit léger, il est important de comprendre ces petites différences culturelles sur la route. Savoir à quoi s’attendre, c’est la clé pour vivre ses vacances avec sérénité et profiter des paysages magnifiques sans stress. Et si jamais vous devez demander votre chemin ou échanger avec un habitant après vous être garé(e), n’oubliez pas de consulter mes phrases de survie en italien pour vous débrouiller en toute situation !
Et vous, avez-vous déjà conduit de l’autre côté des Alpes ? Si vous vous interrogez sur un autre point du code de la route ou si vous avez une anecdote à partager, n’hésitez pas à laisser un commentaire sous l’article ! Je me ferai un plaisir de vous répondre.
Crédit photo : JamesQube – Pixabay
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